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Cette saga mythique de la science-fiction n'aurait jamais été ce qu'elle est sans cette simple décision de son créateur

Cette saga mythique de la science-fiction n'aurait jamais été ce qu'elle est sans cette simple décision de son créateur

Il n'est pas rare que des franchises de science-fiction s'étayent subitement à partir d'une brillante idée. C'est exactement ce qui s'est passée pour cette cultissime saga horrifique, transformée à jamais par James Cameron.

Avec le succès récent de l'itération Romulus, la franchise Alien a prouvé qu'elle était encore extrêmement prisée, plus de 45 ans après la sortie du premier opus, piloté par Ridley Scott. La recette est toujours aussi simple : prenez quelques pionniers de l'espace un peu trop téméraires, faites les humer des œufs un peu louches, et regardez la taille de l'équipage rétrécir lentement. Tout est là, gravé dans le marbre, depuis la claque du tout premier Alien, paru en 1979, intitulé Le Huitième passager. Ses successeurs lui doivent tout, cela va sans dire.

Pourtant, c'est bien James Cameron, aux commandes de Aliens, le retour (1986), qui va réellement déployer tout le potentiel horrifique du xénomorphe. Tout simplement en sortant du schéma de la bête solitaire pour faire naitre une espèce extraterrestre animée par un esprit collectif, vouée à se multiplier et à dévorer.

Millenium

Une espèce colonisatrice

Alien a toujours été une franchise horrifique, mais les ressorts pour faire germer la peur dans l'esprit des spectateurs ont changé au fil des films. Dans le tout premier Alien, c'est la sensation d'isolement face à un super-prédateur insaisissable qui fait mouche. Mais à partir du film de Cameron, la panique nait du fait de devoir affronter une espèce cauchemardesque qui assimile, grandit et se développe à toute vitesse. Le tout en s'éloignant du modèle du xénomorphe "humanoïde", pour embrasser des apparences "insectoides", visqueuses et grouillantes.

"Le design de Giger est un chef-d'œuvre, mais mon histoire exigeait quelque chose de différent. Je voulais montrer un écosystème entier, pas seulement un prédateur solitaire. Nous devions voir comment ces créatures fonctionnaient en colonie , comment elles interagissaient et survivaient en groupe."
James Cameron

De ce point de vue, le comparatif des membres supérieurs xénomorphes, dressé par C.Mansilla pour le site 3Djuegos, est édifiant : on voit bien que les doigts semblables à ceux des humains de Alien 1 (image du haut) ont totalement disparus dans Aliens (image du bas) pour laisser place à un aspect plus monstrueux et littéralement extra-terrestre.

Millenium
"La terreur du xénomorphe dans le premier film venait de son individualité, de sa capacité à surgir de nulle part pour vous abattre. Dans mon film, je voulais montrer l'effroi d'affronter un essaim implacable. "
James Cameron

Un essaim protéiforme et terrifiant

Au fil des différents opus de la franchise, les xénomorphes ont donc dérivé grâce aux travaux de Cameron vers une espèce extraterrestre qui raisonne et s'organise en tant que telle, avec un instinct unique : se propager et se nourrir. Ladite espèce se définit d'ailleurs par des capacités génétiques hors-normes, qui la font évoluer constamment. Elle est aussi capable de se reproduire rapidement et facilement, avec des modes de gestations toujours originaux et sanguinolents, qui flirtent avec l'idée de contagion. Cette "malléabilité biologique" confère aux xénomorphes une grande résilience ainsi qu'une grand adaptabilité, pour finalement faire d'eux le prédateur ultime, qui a une appétence prononcée pour la chair humaine.

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Romain Becquelin
Romain Becquelin aka Zorg  - Rédacteur

Intéressé par le jeu vidéo depuis le lycée, je devient rédacteur en 2017. J’ai une préférence pour les supports PC et mobile et le compétitif en ligne.