Photo : Riot Games
Pour la 4e fois dans l'histoire, les Worlds de League of Legends se dérouleront en Europe. Alors que les fans sont contents et rêvent de pouvoir se rendre sur place pour supporter leurs équipes préférées, les équipes espèrent également pouvoir bénéficier du soutien de la foule. Mais est-ce que jouer à domicile donne vraiment un avantage ? Comment se sont déroulées les 3 éditions en Europe pour nos représentants ?
Worlds Saison 1 (2011) : la seule victoire européenne
La première édition des Worlds conserve une place un peu spéciale dans l'histoire. League of Legends n'avait pas grand chose à voir à l'époque et le MOBA n'attirait pas autant de monde. En réalité, un nombre limité de spectateurs avaient fait le déplacement à Jönköping. Les joueurs et les équipes n'étaient pas encore pleinement professionnels : on se souviendra que wewillfailer était venu pour regarder les matchs et avait fini par remplacer en catastrophe xPeke qui avait raté son avion. Et pour la saison 1, il n'y avait que 8 équipes à participer au tournoi. Parmi elles, 3 équipes européennes (aAa, Fnatic et Team GAMED.DE) mais aucune équipe chinoise ou coréenne... Donc même si on peut se féliciter d'une finale 100 % européenne et du sacre de la structure orange et noir, il faut quand même relativiser ce succès précoce.
Mais quoi qu'il en soit, cette première édition à domicile avait plus que sourit aux équipes européennes.
Worlds saison 5 (2015) : l'Europe droit dans ses bottes
En 2015, les équipes asiatiques étaient bien présentes sur League of Legends et s'accaparaient l'immense majorité des places d'honneur. On était alors en plein dans l'époque dorée de la Corée du Sud et nos représentants européens avaient du mal à exister au plus haut niveau... Les Coréens étaient d'ailleurs à la mode, puisque parmi les équipes des LCS EU, Fnatic (Huni et Reignover) et H2K (Ryu) comptaient des imports coréens dans leur rang. Seule Origen présentait une équipe 100 % européenne. Les Worlds de la saison 5, qui se sont déroulés en France, en Angleterre, en Belgique et en Allemagne ont plutôt bien réussi aux équipes européennes, puisque 2 équipes se sont retrouvées en demi-finale. Une performance qu'on n'avait plus vu depuis la saison 3 en sachant que pour la saison 4, aucune équipe EU n'avait atteint le dernier carré.
Fnatic et YellOwStaR avaient impressionné en finissant en tête de leur groupe et en écrasant EDG en quart de finale (3-0). soAZ avait lui aussi régalé avec Origen en passant en l'espace de 6 mois des Challengers Series aux demi-finales des Worlds, avec une victoire de prestige face à Flash Wolves (3-1) en quart. Alors qu'H2K (3e en poule) comptait loulex le pathing god dans ses rangs et que paiN Gaming jouait avec l'expatrié tricolore Dioud, le public du Dock Pullman avait été plus que comblé.
World saison 9 (2019) : le rêve brisé de G2 Esports
En 2019, l'Europe est devenu temporairement la 2e meilleure région du monde en enchaînant des performances solides à l'internationale. G2 avait en effet remporté le MSI et rêvait d'être sacré champion du monde avec une finale en grandes pompes à Paris. Malheureusement, tout le monde connaît la fin de l'histoire et les Samouraïs se sont cassés les dents en finale face à FPX. Malgré une cérémonie d'ouverture grandiose et un public tout acquis à sa cause, la structure d'Ocelote n'avait pas réussi à exister. Jouer une finale, ça laisse forcément des bons souvenirs, mais le public européen avait sûrement été un poil traumatisé par la toute puissance chinoise. Tian, Doinb ou encore Crisp avaient littéralement martyrisé nos pauvres petits représentants...
Mais cette finale maudite ne doit pas faire oublier que les équipes de LEC s'étaient très bien débrouillées cette année là. Les phases de poule à Berlin s'étaient passées sans accroc : G2 Esports, Fnatic et Splyce avaient en effet réussi à se qualifier pour les quarts de finale. Réaliser un 3/3, c'était quelque chose d'inédit si on exclut les Worlds particuliers de la saison 1. On ne sait pas si les encouragements du public avaient fait une grosse différence, mais si en 2021 MAD Lions, Rogue et Fnatic passent tous les poules, on signe direct !